La mort de Rosa I

Mais moi j’ai dans le cœur un sur pressentiment qu’Ulysse en son foyer ne reviendra jamais

Ainsi parle l’héroïne mythique des chants d’Homère.

Rosa, des Chants de l’ordinaire, elle aussi attend. Le retour, elle le pressent, elle s’y prépare.

Moi j’entasse les ruses. Et sitôt qu’apparaît dans son berceau de brume l’aurore aux doigts de rose… elle boucle ses paquets.

Commence alors le voyage, dans un camion conduit par trois déménageurs beaux comme des dieux, vers ces rives où l’inconscient la mène, là où se tient l’objet de son attente, l’objet de sa folie.

La mort de Rosa 1.

Mais c’est une histoire qu’elle invente, qu’elle se raconte ; pas de paquet, pas de camion, pas de sueur sous les aisselles, pas plus d’étang où elle se jette. Elle habite un endroit trouble où la vision souvent se perd, elle arpente ce lieu vaste, entre le mythe et l’ordinaire, et c’est à la grâce de son chant qu’on se reconnaît.

Xavier Marchand


D'après une oeuvre de Suzanne Joubert

Public : Tout public

Création 1992

Distribution

Texte de Suzanne Joubert

Mise en en scène : Xavier Marchand

Avec Mireille Guerre

Lumière : Jean-Marc Hennaut
Son : Vincent Lambert
Scénographie : Stéphane Marie
Photographies : Michel Jacquelin

Production

Coproduction Théâtre des Bernardines, reprise en 1994 au TNB de Rennes

Revue de presse